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Culte du 29 avril 2007 Prédicateur : Pasteur Alan Clason Veuillez cliquer sur le bouton lecture pour écouter la prédication. Pour télécharger le fichier cliquez ici (Clique droit, "enregistrer la cible du lien sous") «A Dieu de jouer» Lecture biblique : Hébreux 2 : 1-15 C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles.
Message : Bonjour ! C’est toujours un privilège pour moi de venir parmi vous, et je me rends compte que cela fait longtemps que je ne vous ai pas revus. Vous savez, je m’aperçois que je me laisse facilement perturber par de toutes petites choses. Arriver en retard fait partie de ces petites choses qui m’exaspèrent, et d’ordinaire, je suis installé dans la voiture, attendant ma femme et les enfants pour le culte, et je l’ai fait jusqu’au jour où j’ai entendu une anecdote d’un pasteur faisant exactement la même chose que moi…il laissait sa femme habiller et préparer les enfants, tandis que lui s’installait au volant de la voiture en s’impatientant. Et un jour, sa femme lui a dit : « Ecoute, si on échangeait nos rôles ? Toi, tu t’occuperais des enfants, et moi, j’irais klaxonner de la voiture pour vous encourager à vous dépêcher… ». C’est vrai, il y a tant de choses qui comptent pour nous, mais combien parmi toutes celles là comptent réellement et sont une question de vie ou de mort ? Il en est une, pourtant, dans le passage que nous venons de lire. « Comment échapperions-nous, si nous négligeons un si grand salut… » Question de vie ou de mort… la mort, nous évitons tous d’y penser. On n’aime ni y penser, ni en parler. Récemment, j’avais vu une publicité pour un contrat obsèques, détaillant les prestations effectuées, et on s’aperçoit que la mort, ça coûte cher. Mais qu’est-ce que la mort ? Est-ce la fin, ou bien le début d’autre chose ? une petite anecdote concerne un fleuriste, qui avait confondu deux commandes. Son premier client voulait des fleurs pour l’inauguration de son nouveau fond de commerce, et s’est retrouvé avec une couronne portant l’inscription : « Repose en paix ». Très fâché, il est allé voir le fleuriste pour se plaindre, et celui-ci lui a répondu : « Ah, vous n’avez pas eu la pire des deux parts…mon autre client, qui avait commandé des fleurs pour des obsèques, a reçu une grande gerbe et les mots suivant : « Bonne chance dans votre nouvel emplacement » ! Non, la mort n’est pas la fin. C’est un nouveau domicile… L’auteur de l’épître aux Hébreux nous dit que Jésus-Christ a souffert la mort, littéralement, qu’il a goûté la mort pour tous, et qu’il en a triomphé. Voilà pourquoi nous devons « d’autant plus prendre au sérieux les enseignements que nous avons reçus. » On raconte que le sculpteur Michel-Ange aurait dit à ses confrères artistes : « Mais pourquoi remplissez-vous vos tableaux et vos œuvres de Christs souffrants, crucifiés, décédés. Pourquoi vous concentrez-vous sur les souffrances endurées par le Christ, comme si c’étaient les seules choses à retenir de lui ? Ces terribles scènes que vous peignez n’ont duré que quelques heures au plus, mais actuellement, Jésus-Christ est ressuscité ! Il est vivant ! Il règne ! » Certains, pourtant, disent, en voyant tout autour d’elles maladies, guerres, catastrophes, gâchis, que Dieu n’existe pas. Jésus-Christ a vaincu la mort ? Oui. Mais Hébreux 2 verset 8 nous dit aussi : « Mais nous ne voyons pas encore que tout lui soit soumis. » Pas encore. Le Vendredi Saint pourrait être appelé Vendredi noir. Un jour triste, sombre, où il semble que le diable ait eu le dessus. Nous avons aujourd’hui de nombreux récits qui pourraient nous faire croire que le diable ait triomphé. Javel, un Pakistanais de 19 ans, a été enlevé alors qu’il buvait à une fontaine publique, près d’une école coranique. Il a été enlevé pour être forcé à se convertir à l’islam. Devant son refus, on lui a cassé un bras, des doigts, on l’a frappé, et il a succombé quelques jours plus tard à ses blessures, d’une insuffisance rénale aigue. Un autre homme a reçu des menaces de mort s’il continuait à aller à l’église, et un jour, il a été enlevé de devant chez lui, et on a retrouvé son corps un peu plus tard, mort. Devant ces nouvelles, et face aux épreuves qui nous atteignent aussi, nous nous posons la même question que le psalmiste : « Pourquoi les méchants réussissent-ils ? » Où était Dieu, quand Javel, et tous ces autres, ont été tués ? Où était Dieu, quand toutes ces mauvaises choses me sont arrivées ? Certes, il y a beaucoup de méchanceté dans ce monde. C’est pour cela même que nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, pour ne pas être emportés loin d’elles. Souvenons-nous de Jésus-Christ, notre Seigneur, celui qui a été abaissé, pour un peu de temps, au dessous des anges. Il n’a pas honte de nous appeler ses frères, sa famille. Il ne nous promet pas une vie facile. Nous ne devrions jamais dire aux incroyants des paroles du genre : « Croyez en Dieu, et vous n’aurez plus de difficultés. » ou « Vous aurez une vie abondante. » Au contraire, être chrétien signifie être prêt à affronter épreuves et même persécutions. Car nous vivons entre le « Déjà » de la grâce de Dieu et de sa victoire, et le « pas encore » de son retour. La victoire complète de Jésus-Christ n’a pas encore été établie sur terre. Le chapitre 11 de Hébreux nous parle des héros de la foi. « …d’autres subirent les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison; ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l’épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde n’était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre. Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n’ont pas obtenu ce qui leur était promis, Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection. » (Hébreux 11 : 36-40) Deux amis ont un jour visité une galerie d’art. L’un des tableaux représentait une partie d’échecs. Deux joueurs étaient assis face à face, l’un deux ressemblait à un homme ordinaire, l’autre ressemblait au diable. L’homme n’avait plus qu’une pièce sur l’échiquier, et c’était le roi. Le titre du tableau s’intitulait « Echec et mat. » Il se trouvait que l’un de ces deux visiteurs était un champion d’échecs, et il s’est mis à analyser le tableau. Son ami, après avoir fait le tour des autres œuvres, l’a retrouvé devant ce même tableau, toujours aussi absorbé. Et tout d’un coup, il s’est écrié : « Il faut qu’on retrouve l’artiste, et lui dire de changer le nom de sa peinture ! Ce n’est pas encore mat, car le roi a encore un coup à jouer !». Oui, bonne nouvelle, « le Roi a encore un coup à jouer». Nous vivons dans un monde où le diable nous menace, nous harcèle, nous pousse dans un coin…lorsque le Seigneur est venu sur terre, il n’avait pas une chambre d’hôtel pour l’accueillir, mais on l’a mis parmi les bêtes. A l’âge de 30 ans, il résiste aux tentations du diable dans le désert. Un peu plus tard, le diable cherche à nouveau à l’éliminer, et met au cœur de Judas de le trahir. Tous ses disciples prennent la fuite. Il est interrogé toute la nuit, avec des coups de poing, on crache sur lui. Dans la journée suivante, puisque les coups de poing n’ont pas suffi, ce sont les coups de fouet. Puis ses mains et ses pieds sont traversés par des clous romains et on le laisse mourir sur une croix. Et, en fin de compte, on met son corps dans une tombe, pour qu’il arrive ce qui s’est toujours vu depuis la nuit des temps quand un être vivant meurt : pour que son corps pourrisse et disparaisse. « Echec et mat ». Mais est-ce vraiment « échec et mat » ? Non ! Car Jésus a triomphé de la mort, il est ressuscité, il a anéanti la puissance de la mort, et délivré ceux qui sont captifs du diable. Mes amis, le jour de la victoire finale n’est pas encore arrivé. Dieu a mis toutes choses sous ses pieds, même si « nous ne voyons pas encore que toutes choses lui soient soumises. » Il ne faut pas vous décourager, vous fatiguer, abandonner. Car l’issue est certaine. « Le Roi a encore un coup à jouer ». Dieu n’a pas dit son dernier mot.
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