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Culte du 13 mai 2007 Prédicateur : Pasteur Dick Kaan Veuillez cliquer sur le bouton lecture pour écouter la prédication. Pour télécharger le fichier cliquez ici (Clique droit, "enregistrer la cible du lien sous") « L’Eternel des armées est avec nous » Lecture biblique : Psaume 46Au chef des chantres. Des fils de Koré. Sur alamoth. Cantique. Dieu est pour nous un refuge et un appui, Il est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu, Venez, contemplez les oeuvres de l’Eternel,
Message : Bonjour. Je suis très heureux d’être à nouveau parmi vous cet après midi pour partager la Parole de Dieu. Vous savez que le niveau de mon français est assez moyen, et je m’efforce donc de l’améliorer, en apprenant par cœur des passages entiers de la Bible, ce que je vous encourage à faire également d’ailleurs. Le psaume que nous avons lu tantôt, le psaume 1, fait partie des psaumes que j’ai appris par cœur, de même que le psaume 23, et le psaume 121. Aujourd’hui, je voudrais vous parler du psaume 46. Il y a quelques années, je suis allé à Cayenne, en Guyane française. Là-bas, un frère de l’église m’a emmené faire une balade dans les collines, et il est venu me chercher à 6 heures du matin pour y aller. Sur place, il y avait déjà pas mal de monde, et nous y avons rencontré un homme âgé, auquel j’ai été présenté. Lorsque celui-ci a entendu que j’étais pasteur, que je venais de Paris, il m’a dit, d’emblée : « Moi, je ne crois en rien ! Je ne crois qu’en moi. ». C’était la première fois que je le voyais, ce monsieur qui pouvait avoir une soixantaine d’années, et tout de suite, il me disait ces paroles qui pourraient sembler dures. Je voyais bien le pourquoi de cette réaction, pourtant. Il s’était sûrement dit : « Celui-ci est pasteur, et il va vouloir me parler de Dieu à un moment ou à un autre de notre promenade… », et il voulait me signifier que ce n’était pas la peine d’essayer de le convaincre. « Je ne crois en rien, je ne crois à aucune religion, je ne crois qu’en moi-même. » Certes, vous avez dû avoir maintes occasions d’entendre ce genre de discours. Il y a des gens qui pensent que la religion n’est destinée qu’aux faibles, qu’elle leur sert de béquille pour avancer dans la vie, et qu’eux-mêmes n’ont pas besoin d’aide extérieure pour faire face aux difficultés ou aux problèmes de la vie. Oui, nous, chrétiens, nous reconnaissons que nous sommes faibles. Oui, nous, chrétiens, nous reconnaissons que nous avons besoin de Dieu pour affronter les problèmes de la vie. Mais qui, sur terre, peut se vanter d’avoir toutes les ressources en lui pour régler tous les soucis qui arrivent dans la vie? Qui peut se vanter d’être assez intelligent pour résoudre tous les problèmes qui existent dans le monde? Nous sommes des êtres limités. Notre intelligence a des limites. Nos capacités ont des limites. Lisons les versets 3 et 4 : la terre peut être bouleversée, et les montagnes peuvent chanceler ! Repensons à tous les tremblements de terre qui ont lieu, combien ils sont destructeurs. Et les flots de la mer, combien ils peuvent être puissants ! Moi, j’aime beaucoup nager, et un jour, je devais prendre l’avion pour aller de Cayenne en Guadeloupe. Cette matinée-là, j’ai voulu aller à la mer une dernière fois, et deux amis m’ont accompagné. Eux sont restés sur le rivage, et moi, j’ai couru me jeter à l’eau. J’ai nagé cinq minutes vers le large, puis j’ai regardé en arrière et me suis dit qu’il valait peut-être mieux regagner la plage. J’ai donc nagé en direction de la plage, mais lorsque j’y étais presque, une vague est arrivée et d’un coup m’a emporté très loin, au large. J’ai fait une deuxième tentative , mais comme la première fois, une vague m’a rejeté au loin à nouveau. A ce moment, j’ai failli paniquer. Je ne nage pas vite, mais je peux nager longtemps. Les deux amis étaient là, tout près, et me regardaient, mais j’avais un peu honte d’appeler à l’aide, et donc, j’ai fait une troisième tentative, et cette fois, en calculant bien le mouvement de la vague suivante, j’ai nagé de toutes mes forces et aussitôt que possible, j’ai posé le pied à terre et suis sorti de l’eau sans attendre… Nous vivons dans un monde rempli de dangers. C’est pour cela que le psalmiste nous dit que Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse. On pense par exemple à Noé, lors du déluge : son refuge, face aux éléments, c’était l’arche. Lorsque je suis arrivé à Paris, un des premiers bruits que j’ai entendu, chaque premier mercredi du mois, c’était le son hululant d’une sirène. Pour ceux qui ont connu la deuxième guerre mondiale, c’était un son terrifiant, qui signifiait l’arrivée des avions venant bombarder la ville. Et pour les Parisiens de l’époque, où se réfugiaient-ils donc ? Dans le métro. Pour nous, Dieu est notre refuge, un refuge plus sûr que le métro de Paris lors de la seconde guerre mondiale. Et le mot « appui », qu’est-ce qu’il évoque pour vous ? Dieu est notre appui, notre force. Je suis allé plusieurs fois aux Chutes du Niagara, au Canada. C’est une des merveilles du monde. Lorsqu’on y va en voiture, à quelques rues des chutes, avant même de les voir, on entend un grondement sourd. Puis on arrive sur le site, on gare la voiture, et quand on ouvre la portière de la voiture, le grondement devient fracassant. Imaginez cette masse d’eau énorme qui se déverse en continu d’en haut jusqu’en bas, quelle incroyable puissance ! Ou bien, lorsque vous prenez l’avion. C’est la pensée qui me vient à chaque décollage, bien que je sois un habitué des vols : cet avion, ce Boeing 747, ou cet Airbus, qui transporte jusqu’à 400 passagers, sans compter les bagages et les containers en soute, doucement se met à rouler sur la piste, puis on sent l’accélération, et tout d’un coup, les roues décollent du sol, et en quelques dizaines de secondes, l’avion atteint une altitude de 1500 m, et vole au dessus des nuages ! Quelle force ! Quelle puissance ! Eh bien, la force de Dieu est bien supérieure à la force des Chutes du Niagara, bien supérieure à la puissance qui fait décoller un avion. Voilà, le Dieu qui nous sert d’appui. Mais Dieu n’est pas seulement notre refuge et notre appui. Il s’appelle lui-même « l’Eternel des armées ». J’ai l’habitude de lire une histoire biblique à mes filles avant l’heure du coucher, et actuellement, nous venons de terminer le livre de Josué. J’avoue qu’à maintes reprise dans ce livre, j’ai pensé que ça ne semble pas adapté à de jeunes oreilles…L’histoire de la prise de Jéricho, tous ces récits de combat, de guerre, où Dieu ordonne au peuple d’Israël d’attaquer des villes et de les vouer à l’interdit…leur disant de tuer tous les hommes, leur disant de tuer tous les enfants, et même tous les bœufs et toutes les brebis. Oh, là, là ! Que de tueries, que de sang ! Comme ça semble cruel ! Mais la Bible le dit : Dieu est un Dieu qui mène son peuple à la guerre et à la victoire, c’est lui le général en chef du peuple d’Israël. Ensuite, Dieu se nomme aussi « le Dieu de Jacob ». C’est aussi de cette façon que Dieu s’est présenté à Moïse lorsqu’il lui est apparu dans le buisson ardent. « Je suis le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ». Pourquoi ce rappel des ancêtres de Moïse ? Peut-être parce que Moïse, quarante ans auparavant, avait voulu délivrer son peuple de l’esclavage et avait tué un Egyptien. Puis il a dû s’enfuir, et rester dans le désert pendant quarante ans. Durant toutes ces années, il a peut-être prié Dieu en lui demandant de l’envoyer délivrer son peuple, mais Dieu semblait l’avoir oublié, Dieu semblait ne pas l’exaucer. D’où ce rappel « Je suis le Dieu d’Abraham ». Abraham, à qui Dieu a promis une postérité plus nombreuse que les étoiles du ciel et le sable de la mer, a dû attendre 24 ans avant de voir l’accomplissement de cette promesse et la naissance de son premier fils, à 99 ans. Dieu, en s’appelant « Dieu de Jacob », veut souligner qu’il est le Dieu fidèle, celui qui tient parole, celui qui dit et la chose arrive… Avons-nous prié pour quelque chose, sans l’obtenir ? Pensons-nous que Dieu nous a oublié, nous a délaissé ? Rappelons-nous, notre Dieu est le Dieu de Jacob. Il ne change pas. Il ne trompe pas. Et ce Dieu-là nous dit : « Arrêtez ». Je venais de passer mon permis, et j’étais très impatient sur la route. J’aimais la vitesse. Vous connaissez les panneaux « stop », n’est-ce pas ? Une fois, au volant, j’en ai croisé un, et comme je ne voulais pas m’embêter à passer la première vitesse, je me suis contenté de ralentir, puis, voyant qu’il n’y avait personne, j’ai continué en seconde. Quelques mètres plus loin m’attendait une voiture de police… et le policier m’a interpellé, et dit : « Stop, c’est stop ! » Eh oui, stopper, ce n’est pas freiner et ralentir…c’est vraiment se mettre à l’arrêt… Dieu nous dit aussi cela : « Arrêtez, et sachez que je suis Dieu ! » Vous qui êtes jeunes, vous êtes pleins d’énergie, pleins de force, et vous n’aimez pas ralentir, vous n’aimez pas vous arrêter… Devant une difficulté, vous préférez vous débrouiller par vous-mêmes. Mais Dieu dit : « Sachez que je suis Dieu. C’est moi qui fais cesser les combats jusqu’aux bouts de la terre. » Sachons redonner à Dieu sa vraie place, laissons-lui remplir son rôle de Dieu. Parce qu’il est notre refuge et notre puissance, un secours qui ne manque jamais dans la détresse ; parce qu’il est notre chef dans tous les combats que nous avons à livrer ; et parce qu’il est le Dieu de Jacob, celui qui est fidèle et qui tient ses promesses. L’Eternel est avec nous. |