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Culte du 11 mars 2007 Prédicateur : GUERMOUCHE Belkacem
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« La paix » Lecture biblique : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point. » Message : Bonjour ! Je suis très heureux d’être parmi vous pour partager la parole de Dieu, et aussi pour expliquer ma vision d’évangélisation. Aujourd’hui, c’est de la paix que je voudrais parler, ainsi que nous venons de le lire. Il y a deux jours a eu lieu une conférence dont le but est de rechercher la paix en Iraq. Pour cela, même les USA et la Syrie, qui ne s’entendent guère en temps ordinaire, ont accepté de s’asseoir à la même table pour en discuter. Nous pourrions penser aussi du problème en Palestine, et nous souvenir que toute l’histoire de l’humanité est jalonnée de guerres. Il faudrait vraiment une bibliothèque pour les décrire toutes, depuis les temps anciens jusqu’à aujourd’hui. En France, il y a eu les guerres de religion, entre les protestants qu’on appelait Huguenots et les Catholiques, et ces guerres ont duré cent ans, malgré tous les édits pour tenter d’y mettre fin. Pourquoi cet échec à arrêter la guerre ? Parce qu’on ne connaît pas le Prince de la Paix. Lisons Esaie 9 : 5. Ce livre d’Esaïe a souvent été appelé le 5ème évangile par les spécialistes, tant il contient de mentions parlant de la venue de Jésus. Ici, nous lisons : « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. » Voilà pourquoi Jésus a pu dire à ses disciples : « Je vous donne la paix, je vous laisse ma paix. » C’est qu’il est le Prince de la paix. La paix, c’est la tranquillité, une atmosphère paisible, la paix est synonyme de confiance. Quand une personne arrive à la fin de sa vie, elle écrit un testament, dans lequel elle lègue à ses proches ce qui lui a appartenu. Jésus, au terme de son ministère sur terre, savait que sa fin était proche. La Bible nous rapporte qu’il en était troublé, disant en Jean 12 :27: « Maintenant mon âme est troublée. Et que dirai-je?… Père, délivre-moi de cette heure?… Mais c‘est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure. » A Jésus, on pourrait dire : « Que laisses-tu aux tiens ? » Jésus ne possédait au cours de sa vie que cinq morceaux de tissu. Lors de la crucifixion, les quatre soldats en fonction se sont partagés ses vêtements, et pour la tunique faite d’une seule étoffe, ils n’ont pas voulu la déchirer mais ont tiré au sort pour voir à qui elle reviendrait. Jésus n’avait pas de biens. Mais il a dit : « Je vous laisse la paix. Je vous donne ma paix. » Notre Seigneur était le propriétaire de l’univers, il était le Créateur, mais tout son héritage consistait en cinq pièces de tissu. Il était le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, mais il n’avait pas de château ni de domaine. Il disait : « Les renards ont des tanières, et les oiseaux ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas où poser sa tête. » Vous savez, les grands de ce monde promettent beaucoup de choses à ceux qui les suivent. Alexandre le Grand, un Macédonien, a conquis un grand royaume. Arrivé aux portes de l’Inde, il a été piqué par un moustique, et est mort de la malaria. Que s’est-il passé alors ? Ses généraux se sont entretués pour se partager son empire. On dit même que, tellement ils étaient fébriles à se tailler leur part, le corps d’Alexandre le Grand est resté sans sépulture…le prophète musulman, Mahomet, aussi, à sa mort, a laissé un grand empire, et les califes qui lui ont succédé se sont battus entre eux pour se partager le pouvoir. Mais Jésus est différent : aux siens, il a dit : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. »
La paix de Jésus est de deux type : une paix verticale, et une paix horizontale. Et de même qu’il y a deux paix, il y aussi deux voleurs. Nous verrons tout cela par la suite. Nous sommes tous rebelles, et en conflit avec Dieu, de nature. Cela date d’Adam et Eve. Certains le savent, d’autres n’en ont pas conscience. La Bible nous dit : « Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. A peine mourrait-on pour un juste; quelqu’un peut-être mourrait-il pour un homme de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » (Romains 5 :6-8) et donc « Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ. » (Romains 5 :1) C’est cette paix verticale dont je parlais, la paix avec Dieu, la réconciliation avec Dieu. Cette paix, il faut l’expérimenter, sinon, on en peut pas en parler, on ne peut pas la partager. Bien-aimé, as-tu fait cette expérience ? Je vais citer deux exemples de gens qui l’ont expérimenté. C’est ce qui est raconté dans Luc chapitre 7 : une femme de mauvaise vie est venue voir Jésus pour lui déverser du parfum sur ses pieds. Un maître de la loi, qui la connaissait, s’est dit en lui-même : « Si ce Jésus est un vrai prophète, il devrait savoir qui est cette femme qui le touche ». Et Jésus, qui connaît les pensées secrètes, a répondu à haute voix à cette accusation, et fait cette phrase célèbre : « Celui à qui on pardonne peu de chose montre peu de reconnaissance, mais celui à qui on a beaucoup pardonné montre beaucoup de reconnaissance. » Puis à cette femme, il a dit : « Va en paix, et ne pèche plus. » Imaginez quel a dû être la transformation de cette prostituée, qui s’est trouvée face au Fils de Dieu qui lui a donné le pardon ! On ne peut pas vivre dans la confiance sans cette paix, sans cette réconciliation. Le 2ème exemple est Etienne, ce premier martyr de l’Eglise, qui, lorsqu’on le lapidait, s’est écrié : « Je vois le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu ! » Les Ecritures disent pourtant de Jésus qu’il est ressuscité et est monté au ciel pour s’asseoir à la droite du Père. C’est que Jésus se levait pour l’accueillir, lui, Etienne. Etienne avait cette certitude, cette paix, cette confiance, et il a pu prier pour le pardon ce ceux qui étaient en train de le tuer. On dit parfois : comment peut-on aimer ses ennemis ? Moi, j’ai du mal même à aimer mes amis, alors… rappelle-toi, ce n’est pas toi qui en es capable, mais c’est l’œuvre du Saint-Esprit en toi. Si tu n’as pas encore fait cette expérience, si tu connais Dieu uniquement par la tête et les pensée, alors, ne tarde pas… A présent, venons-en à la paix horizontale. C’est la paix avec les hommes. Matthieu 5 :9 dit : « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés enfant de Dieu ! » Suis-je un supporter de la paix ? Suis-je quelqu’un qui procure la paix ? Mais si tu ne connais pas Christ, alors, cette paix ne sera que provisoire, éphémère. Il y a une condition pour cette paix, et cette condition, c’est le pardon. Ans le pardon, on ne peut pas expérimenter la paix avec les autres. Ce n’est pas juste dire : « Excuse-moi ». Excuse-moi, ce n’est pas assez profond. Il faut que ça vienne de ton être, de tes « tripes », il faut pardonner pour de vrai. Il faut dire : « Papa, je te pardonne. », ou « Maman, je te pardonne », ou « Un tel, je te pardonne ». Parce que Jésus ne nous a pas pardonnés à demi, il nous a pardonné par son sang. Je vous ai dit tantôt qu’il y avait deux voleurs. C’est parce qu’il le savait que Jésus a rajouté : « Que votre cœur ne se trouble pas et ne s’alarme pas. » Ces voleurs veulent nous dérober notre paix avec Dieu, et notre paix avec les hommes. Ils se nomment : le diable, et le monde. Dans l’épître de Pierre, le diable est décrit comme un lion rugissant, rôdant et cherchant qui dévorer. Ce qu’il cherche, ce sont les croyants, car ceux qui ne connaissent pas Jésus, ils sont déjà dévorés. Ce sont les croyants que le diable veut détruire, parce qu’ils se sont échappés de son emprise et vivent hors de son camp, dans la lumière. Pourquoi le diable veut-il voler notre pardon, et faire de nous des rebelles ? Cela s’est produit dans le jardin d’Eden, quand Satan a séduit Eve : il voulait voler, détruire, cette relation harmonieuse que l’homme et la femme avaient avec Dieu, et il a malheureusement réussi. Le 2ème exemple est celui de Pierre, cet apôtre vif, au sang chaud, toujours prompt à réagir : il a renié Jésus par trois fois, et sa paix a été volée. Mais merci Seigneur, il s’est repenti et a été restauré entièrement par la suite. Le 3ème exemple est Job. Sa femme, voyant tous les malheurs qui l’ont atteint, lui a lancé : « Quoi, tu restes ferme dans ton intégrité ! Maudis Dieu, et meurs ! » Satan voulait voler la paix que Job avait avec Dieu, mais Job était résistant, et a répondu à sa femme : « Tu parles comme une insensée ; quoi ! ne recevrions-nous de Dieu le bien, et pas le mal ? L’Eternel a donné, l’Eternel a ôté : que le nom de l’Eternel soit béni ! » Ce que Satan a fait dans le passé, il le refait pour nous encore aujourd’hui. Il veut nous pousser à renier Jésus, et la persécution, pour moi qui vient d’un pays musulman, ou vous qui venez de la Chine pour certains, est une réalité. Le deuxième voleur de paix s’appelle le monde. Rappelez-vous la parabole du semeur. Le grain est tombé parmi les épines, et les épines qui sont montés ont étouffé le grain. Ces épines, ce sont les plaisirs de ce monde, les biens, les trésors qu’il offre. L’homme est tenté de rechercher ces choses. Je ne suis pas contre, comprenez-moi, mais je dis : attention aux priorités. On ne peut pas courir après les biens de ce monde pour les mettre à la place de Dieu dans notre vie. C’est un danger si cela devient un objectif, une perspective quotidienne. La convoitise est un voleur, et elle vole la paix du chrétien. De l’autre côté, il y a certaines épines autres : les soucis. Problème d’argent, problème d’examens, de concours, on a raté le bac, on est chômeur etc…ces choses peuvent te voler ta paix, parce que tu auras mis ta paix dans ces choses et non dans le Seigneur. Alors, veille. Cette paix, c’est un bien que Dieu t’a donné, son héritage. Le Seigneur ne nous trompe pas, il ne nous a pas promis de belles maisons, de belles voitures, de grandes terres…il a dit : « Mon royaume n’est pas de ce monde », et « Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » Il sait que le chemin est difficile. Mais il nous promet la vie éternelle, ce qui est bien meilleur que de belles voitures, de grands châteaux ou des comptes bancaires bien garnis. Philippiens 4 : 6-7 dit, et je voudrais que vous vous en rappeliez : Ne laissez pas les inquiétudes de ce monde vous voler la paix avec Dieu. As-tu expérimenté la paix de Jésus-Christ ? Elle te donne la vie éternelle. Si demain, je meurs, je suis en paix. Je sais que je vais rejoindre le Seigneur qui a donné sa vie pour moi afin que je sois réconcilié avec lui, le Bon Berger qui aime ses brebis. As-tu expérimenté la paix avec ton prochain ? La vis-tu ? Pour terminer, faites bien attention aux voleurs. Satan est un voleur ; le monde est un voleur. Ils peuvent vous voler la paix, et je prie pour que ce ne soit pas le cas pour vous. |