Culte du 4 mars 2007                                                                                Pasteur Nguyen

« Jésus, un bon professeur »

 

Lecture biblique :

Evangile selon Jean 13 : 1 – 3
C’est le dernier jour avant la fête de la Pâque. Jésus sait que le grand moment arrive pour lui: il doit quitter ce monde et aller auprès du Père. Il a toujours aimé ses amis qui sont dans le monde, et il les aime jusqu’au bout.
Jésus et ses disciples prennent le repas du soir. L’esprit du mal a déjà mis dans le cœur de Judas, le fils de Simon Iscariote, l’intention de livrer Jésus.
Mais Jésus est venu de Dieu et il va auprès de Dieu. Jésus sait cela, et il sait aussi que le Père a tout mis dans ses mains.

Message :

C’est l’histoire d’une enseignante de CM2, Mme Chan, qui, comme tous ses collègues, accueille sa nouvelle classe à la rentrée. Elle dit bonjour, se présente, et dit à ses élèves : « Je vous aime ».  Au troisième rang était assis un garçon nommé Thomas. Il était habillé de façon négligée, semblait sombre et renfermé, ne parlait pas aux autres. Elle a ouvert son dossier scolaire et ce qu’elle y a lu l’a effrayée. On y lisait :

Classe de CP :  « Enfant joyeux et éveillé, très ouvert. »
Classe de CE1 : « Bon élève. NB Mère atteinte d’une maladie incurable. »
Classe de CE2 : « Fait des efforts. Mais le décès de la mère l’a beaucoup perturbé. Le père ne s’occupe pas du tout de sa scolarité. »
Classe de CM1 : « Solitaire. Dort en classe. Rend souvent ses devoirs en retard. »

En lisant ce compte-rendu, Mme Chan a commencé à être remplie de compassion pour Thomas.

A Noël, les élèves ont donné un cadeau à leur maîtresse, joliment enveloppés de papier multicolore. Thomas lui aussi avait apporté quelque chose, glissé dans un vieux papier. Mme Chan l’a déballé tout de suite, et a découvert un bracelet auquel il manquait plusieurs perles, et un flacon de parfum à moitié vide. En voyant cela, toute la classe est partie d’un grand éclat de rire. Mais Mme Chan, sans se moquer, a mis aussitôt le bracelet à son poignet et a essayé le parfum, en remerciant Thomas. Celui-ci était d’abord nerveux, mais voyant l’attitude de Mme Chan, s’est exclamé : « Vous sentez comme ma maman ! ». A partir de ce jour, Mme Chan s’est attachée à aider Thomas et à faire bien plus attention à lui. A la fin de l’année, Thomas avait fait beaucoup de progrès. L’année suivante, Mme Chan a reçu une lettre de remerciement de Thomas, lui disant qu’elle était la meilleure professeur qu’il ait eue. Quelques années ont passé, et un jour, Mme Chan reçoit une seconde lettre de Thomas, qui lui disait qu’il venait de terminer ses études de médecine, et qu’il allait bientôt se marier, et il lui demandait également si elle acceptait de venir à son mariage et remplacer sa mère lors de la cérémonie. Et lorsqu’elle est venue, elle a mis le vieux bracelet et le parfum que Thomas lui avait offert des années auparavant.

Si je vous ai raconté cette histoire, c’est pour vous dire que Thomas a trouvé, lorsqu’il était au plus bas du désespoir, une personne qui a su le comprendre et l’apprécier.

Pour nous , nous avons aussi quelqu’un qui ressemble à cette prof dans notre vie. Ce quelqu’un, c’est Jésus. Lui aussi, a été un bon professeur. Dans les évangiles, nous apprenons comment il nous enseigne à vivre dans ce monde. Et dans le passage que nous venons de lire, nous voyons qu’il arrive au terme de sa mission terrestre : il a passé trois ans avec ses disciples, et à présent, il s’apprête à les quitter, et leur donne une dernière leçon, qui concerne l’importance du temps. Relisons Jean 13 :1 : 
« Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père, et ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, mit le comble à son amour pour eux. »
Jésus savait qu’il ne lui restait plus beaucoup de temps. Tout ce que Jésus a fait, il l’a fait en bon gestionnaire. Et nous, comment gérons-nous notre temps ?  Certes, on le dit : « Le temps, c’est de l’argent. » Mais pour Jésus, le temps, ce n’est pas de l’argent ; le temps, c’est la vie. Apprenons à adopter le regard de Jésus. Le temps ne nous appartient pas ; il appartient à Dieu. C’est Jésus-Christ, le maître de notre temps.

Comment l’avez-vous utilisé cette semaine ? Vous vous dites : Le matin, j’apprends mes cours, l’après-midi, je révise, puis je vais sur mon PC un petit moment, puis ensuite, c’est l’heure d’aller manger ; le soir, on regarde un peu de télé, puis on va se coucher…c’est ça, la vie ? Avez-vous pensé qu’on peut avoir autre chose dans notre vie quotidienne ? Qu’on peut réserver un peu de temps pour Dieu, pour l’église ? Acceptez-vous que Jésus-Christ puisse venir déranger votre emploi du temps ? Pour ma part, j’ai vécu des luttes personnelles concernant la gestion du temps. Je me suis marié en 83, et c’est cette année-là qu’on a acheté l’église du 13ème. Bien sûr, il y avait plein de travaux à faire, et comme nous n’avions pas d’argent, c’était à nous, membres de l’église, de les faire nous-mêmes, pris sur notre temps libre, car nous devions tous travailler la semaine. A cette époque, je travaillais le matin très tôt, à 6h, j’étais déjà au travail, et à 14h, j’avais terminé. Le pasteur de l’église, le pasteur Soquier, m’a remarqué, et pendant un an, chaque après-midi, je suis allé à l’église pour aider à transporter des choses et à mettre la main à la pâte… c’était difficile à accepter pour ma mère, non croyante encore, de voir son fils peiner et travailler bénévolement pour l’église, mais moi, je ne l’ai jamais regretté. Je me rappelais de Jésus, lui aussi travaillait sans compter, il évangélisait pour sauver des âmes. Parfois, nous disent les Ecritures, il n’avait pas même le temps de manger, et sa mère a dû le faire chercher par quelqu’un…

Chers frères et sœurs, sachons bien utiliser notre temps. On dit que les choses à faire se répartissent en 4 catégories :

  1. ce qui est urgent mais non important : par exemple, lorsqu’il n’y a plus de sel ou de lait à la maison. Bien sûr, il faut aller en acheter, c’est urgent. Mais il suffit d’aller au magasin le lendemain et l’affaire est réglée.
  2. Ce qui est important, mais pas urgent. Par exemple, vous dites : « J’ai un examen ! » C’est certes important, mais votre examen, c’est pour dans 15 jours…
  3. Ce qui est ni important, ni urgent. Par exemple, vous voulez aller au cinéma voir un film qui est sorti. Si vous n’y allez pas aujourd’hui, vous pouvez y aller demain ou après demain.
  4. Ce qui est urgent et important.

 

Le mariage d’Anita, il y a 3 semaines, dans quelle catégorie se situe-t-il ? Dans la 4ème. Voyez comment le monde s’est mobilisé pour aider au jour J ! La cérémonie avait lieu à 14h, moi et mon épouse, nous étions sur place dès midi !

Notre façon de voir les choses change tout. Rappelez-vous : le temps, c’est la vie.

Jésus-Christ est le maître du temps. Nous recevons chacun 24 heures à utiliser chaque jour. Le travail sur terre de Jésus n’est pas terminé. Il nous confie la suite de son œuvre, et le temps nécessaire pour y arriver.

Que Dieu nous aide donc à trouver du temps pour nous asseoir, et rédiger peut-être un nouvel emploi du temps, où nous vivons notre temps avec lui.

 

 

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