Né à Tientsin (Chine) de parents missionnaires, il
fit ses études à Eltham College, Blackheath, puis à l’Université d’Edimbourg.
Il fit partie de l’équipe nationale écossaise de rugby en 1922, puis participa aux Jeux Olympiques de Paris en 1924. En raison des éliminatoires qui se déroulaient un dimanche, il renonça à l’épreuve des 100 mètres pour respecter le Jour du Seigneur, mais remporta la médaille d’or aux 400m, en devançant son concurrent de cinq mètres. L’histoire de cette victoire est racontée dans le film « Les chariots de feu », qui fut couronné de 4 Oscars en 1981, dont celui du meilleur film.
Il obtint son diplôme en Sciences Fondamentales la même année, et partit ensuite comme missionnaire en Chine. Ordonné en 1932, il se maria en 1934 avec Florence Mackenzie, fille de missionnaires canadiens. Malgré le danger des combats durant l’invasion japonaise, il choisit de rester en Chine pour servir Dieu dans les communautés chinoises isolées. En 1943, avec d’autres Américains et Britanniques, il fut interné dans le camp japonais de Weishien, où il fut chargé d’enseigner les mathématiques et de superviser le sport ; par son exemple, il remonta le moral de tout le camp, et se leva chaque matin pour lire sa Bible, mais sa santé déclina rapidement, et il décéda d’une tumeur cérébrale en 1945.
Il naquit
en Angleterre dans une famille
chrétienne fervente. Ses parents avaient dit avant sa naissance :
« Seigneur, si tu nous donnes un fils, fais qu’il puisse te servir en
Chine. »
Leur prière fut exaucée en 1854, lorsque Hudson Taylor, après ses études de médecine et de théologie, durant lesquelles années il apprit à compter sur Dieu en toutes choses y compris sur le plan financier, s’embarqua effectivement pour la Chine pour être missionnaire. Il travailla six ans à Shanghai et à Ningpo, et prit la décision de s’habiller et de vivre à la chinoise, mangeant avec des baguettes et rasant ses cheveux pour ne garder qu’une longue natte sur la nuque, selon la coutume chinoise. Revenant en Angleterre, il transmit aux églises son fardeau pour les millions de Chinois vivant loin des côtes et des comptoirs coloniaux et qui n’avaient jamais entendu parler de l’évangile, priant ardemment pour que davantage de chrétiens s’engagent dans la mission. En 1865, il fonda la Mission Intérieure de la Chine sur un acte de foi, avec dix livres sterling en tout et pour tout sur le compte de la mission. L’année suivante, 24 candidats missionnaires s’embarquaient pour la Chine. Ils furent suivis de centaines d’autres.
A sa mort, quarante ans plus tard, il y avait 205 stations missionnaires dans tout le pays, où œuvraient quelques 849 missionnaires et 125000 chrétiens chinois.
Né à
Hingwa dans une famille de 11 enfants, fils d’un pasteur méthodiste, il se
convertit à l’âge de 9 ans durant une réunion de réveil. A 13 ans, devenu
l’assistant de son père, il lui arrivait de prêcher en chaire, et fut
surnommé «le petit
pasteur ».
Il partit aux Etats-Unis en 1920, où il étudia les sciences et obtint en 6 années le doctorat Ph.D de chimie ainsi que d’autres diplômes secondaires. Mais cette parole de l’évangile le poursuivait : «Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? » Confronté au doute, il suivit le conseil d’un pasteur et alla au Séminaire de l’Union, à New York. Là il fut bombardé de théologie libérale, et sa foi s’y réduisit presqu’à zéro : si Dieu est mort, si Christ n’est pas ressuscité, il n’y a aucun sens à être chrétien ; et il se tourna vers le taoïsme, le bouddhisme et le Coran. Mais plus il cherchait la vérité dans ces religions, plus il devenait désespéré et confus. A l’acmé de sa lutte spirituelle, alors qu’il priait désespérément et confessait ses péchés, il eut soudain la vision de Jésus sur la croix, lui disant : « Mon fils, tes péchés te sont pardonnés. Désormais, ton nom sera John. » Lorsque la vision disparut, il fut submergé par la paix et la joie. Sautant sur ses pieds, il se mit à louer Dieu tout haut, et à minuit, l’étage du dortoir résonna de ses chants enthousiastes ! Incompris, il fut interné 193 jours dans un asile psychiatrique.Il mit ce temps à profit en lisant toute la Bible d’un bout à l’autre plusieurs fois.
Rendu sage quant à la valeur des connaissances humaines, sur le bateau qui le ramenait en Chine, alors que toutes les portes des universités chinoises lui étaient grandes ouvertes pour lui offrir une carrière brillante, il jeta à la mer tous ses diplômes, hormis celui du doctorat, pour faire plaisir à son père qui s’était sacrifié pour l’envoyer étudier à l’étranger, et se consacra corps et âme au service du Seigneur. Désormais, sur les traces de l’apôtre Paul, « il annonça l’évangile, ce, sans la sagesse du langage, afin que la croix du Christ ne soit pas rendue vaine » (1 Cor.1 :17).
Plutôt taciturne et bourru en privé, il était transformé lorsqu’il prêchait, parlant avec animation, marchant de long en large sur l’estrade, courant dans les allées, insistant sur la repentance et la nouvelle naissance, dénonçant sans peur le péché et l’hypocrisie sans épargner les pasteurs. Un fort sentiment de conviction s’emparait des foules, et travaillait les cœurs en profondeur. Les anciens et les diacres se réconciliaient, les voleurs rendaient ce qu’ils avaient dérobé ; un homme polygame se convertit en même temps que ses trois épouses, et décida en accord avec elles de se séparer de la 2ème et 3ème épouse tout en continuant à subvenir à leurs besoins.
Il fut l’apôtre du réveil chinois, conduisant des centaines de milliers de personnes, dans toute la Chine et l’Asie du sud-est, à une foi solide et vivante en Christ, et les fruits de son œuvre se voient encore jusqu’à aujourd’hui.Watchman Nee (1903-1972)
Originaire
de Swatow, dans la province de Fukien en Chine méridionale, la famille de Nee
Shu-Tsu était chrétienne depuis deux générations déjà. En fait, son grand-père
paternel fut le premier Chinois à être ordonné pasteur au sein de l’Eglise
Congrégationaliste.
A l’âge de 17 ans, après une lutte intense, il se convertit aussi, et sa vie changea de cap. Plus tard, il changea même de nom, et s’appela Nee To-Sheng, ce qui signifie « sentinelle », car il se considérait comme une sentinelle devant donner l’alarme en pleine nuit.
Il n’alla à aucune faculté de théologie ou institut biblique. Sa somme de connaissances concernant Dieu, le Christ, le Saint-Esprit, et l’Eglise, vint d’une lecture intense de la Bible et des grands auteurs spirituels. Durant les premières années de son ministère, il consacra un tiers de son salaire à ses besoins, un autre tiers à aider son prochain, et le tiers restant à acheter des livres, constituant une collection de plus de 3000 ouvrages, dont ceux de tous les auteurs chrétiens classiques du premier au vingtième siècle.
Lui-même écrivit beaucoup. Son livre «La vie chrétienne normale » fut publié en 1957 à Bombay, et devint immédiatement une bénédiction et une révélation pour beaucoup, de par la profondeur de son enseignement spirituel, centré sur le message de la Croix et la délivrance du péché. Il insista aussi pour que l’Eglise soit bâtie selon le modèle biblique du Nouveau Testament. Cela lui causa de nombreuses frictions avec les églises portant une dénomination, car leurs membres quittaient parfois leurs églises en masse pour se rassembler en seule communauté par localité, surnommée « le petit troupeau ».
En trente années de ministère, Watchman Nee fut le don de Dieu à son Eglise, pour la préparer aux années sombres qui allaient survenir. Durant la Révolution Culturelle, grâce à cette organisation non formelle, l’Eglise en Chine non seulement survécut mais se développa. Watchman Nee fut arrêté en 1952, accusé faussement et condamné. Il resta en prison jusqu’à sa mort, en 1972. Seule sa femme fut autorisée à lui rendre visite. Watchman Nee fut fidèle au Seigneur jusqu’à sa mort. Sa famille ne fut prévenue de son décès qu’après son incinération par le camp de travail. Mais on retrouva sous son oreiller un bout de papier sur lequel on lut :
« Christ est le Fils de Dieu, mort pour racheter les pécheurs, et ressuscité trois jours plus tard. Ceci est la plus grande vérité de l’univers. Je meurs à cause de ma foi en Christ. Watchman Nee »Robert Morrison (1782-1834)
Robert Morrison fut le premier missionnaire protestant envoyé en Chine.
Dès son enfance, il savait qu’il voulait devenir missionnaire. Originaire de Newcastle, Angleterre, il contacta la Société Missionnaire de Londres, et partit en 1807 pour Canton (l’actuel Guangzhou). Il traduisit la Bible entière en chinois et compila un dictionnaire de chinois de six volumes. A sa mort, il fut enseveli à Macao, où une chapelle est érigée en sa mémoire.
Il n’y a pas de différence, en effet, entre le Juif et le Grec : ils ont tous le même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent. Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ?
Et comment croiront-il en celui dont ils n’ont pas entendu parler ?
Et comment entendront-ils parler de lui, sans prédicateurs ?
Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? Selon qu’il est écrit : Qu’ils sont beaux, les pieds de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles !
Wang Ming Dao (1900-1991)
« Quand
je fus mis en prison, je fus dévasté. J’étais un évangéliste : je voulais
mener des campagnes d’évangélisation dans toute la Chine ; j’étais un
écrivain : je voulais faire publier des livres ; j’étais un
prédicateur : je voulais étudier ma Bible et écrire mes sermons.
Mais je n’avais plus ni Bible, ni chaire, ni auditoire, ni stylo, ni papier. Je ne pouvais plus rien faire, sauf de mieux connaître Dieu. » Ainsi commence la biographie de Wang Ming Dao, l’un des fondateurs les plus célèbres du mouvement des Eglises de maison en Chine. Il vécut l’occupation japonaise, l’arrivée du communisme, et la restriction progressive de la liberté de religion. Il fut emprisonné durant plus de 20 ans pour sa foi, mais demeura ferme. Un chrétien lui rendit visite en 1987 et demanda: « Avez-vous un message à transmettre au monde extérieur ? »
Il réfléchit un instant et dit : « J’ai connu toutes sortes d’épreuves au cours de ma longue vie. Le psaume 66 pourrait très bien en être la description. Au verset 12, il est dit : « Nous avons passé par l’eau et par le feu, mais tu nous en as fait sortir pour nous donner l’abondance. » Toutes ces choses sont arrivées pour mon bien. « Car nous savons que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. » (Romains 8 :28)
A plusieurs reprises durant les vingt dernières années, j’ai approché la mort de près. De nombreuses maladies m’ont atteint. De 1961 à 1962, j’étais gravement malade, couché dans mon lit à cracher du sang. Aurais-je pensé à ce moment que j’allais vivre ? Mais Dieu a accompli un miracle. Après une année entière, il m’a complètement guéri, et la radio que j’ai faite deux ans plus tard n’a montré aucune séquelle, mes poumons ont été intégralement restaurés.
Après cela vinrent d’autres épreuves, des choses qui ne sont pas faciles à raconter. Mais grâces soient rendues à Dieu, mis à part la fois où j’ai vacillé, ma foi a tenu ferme jusqu’au bout. Lorsque j’ai failli, Dieu m’a relevé, et ma foi en est sortie plus solide qu’auparavant. Je me rappelle des paroles de Jésus à son Eglise, dans Apocalypse 2 :10 : « Ne crains pas ce que tu vas souffrir ; voici que le diable va jeter quelques uns d’entre vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. » J’ai été éprouvé pendant 22 ans et 10 mois, et le Seigneur n’a pas permis que je subisse de perte. Au contraire, j’ai reçu la plus grande des bénédictions.
Le visiteur le regarda : un homme tranquillement assis, dans son petit appartement, victorieux, libre, ne craignant pas pour ses possessions matérielles. Dans son esprit, il n’y a qu’une chose qui soit à redouter : de renier Dieu. Alors qu’il le quittait, il lui demanda : « Avez-vous un message pour les chrétiens des autres pays? »
Wang Ming Dao le fixa de ses yeux qui ne voyaient presque plus, et acquiesça, un sourire aux lèvres, en refermant doucement la porte :
«Oui. Dites-leur de suivre le chemin étroit. »